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dimanche 2 décembre 2018

Le 5ème règne - Maxime Chattam




Ils auraient dû se méfier. 
Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé étranglé près de la voie ferrée. 
Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu'il était encore temps. 
Et surtout... ne pas en tourner les pages.
À présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe, petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition... Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'humanité ?




MON AVIS

J'ai tout d'abord commencé Le 5ème règne en plein été. Et puis j'ai vite senti que ça n'allait pas le faire. Comme beaucoup de gens, je dors la fenêtre entre-ouverte pour faire entrer l'air frais la nuit, et pour lire ce roman, j'allais avoir besoin d'avoir les fenêtres fermées, barricadées à double tour, cachée sous une couette, aucune jambe ne dépensant, histoire que le monstre sous le lit ne la gobe pas !

L'ambiance est posée. 

Même au bout de 60 pages je sentais que ce roman allait me mettre mal à l'aise, à la limite de l'horreur et du cauchemar. Car la force de Maxime Chattam c'est d'imaginer des situations réelles teintées ésotérisme, de fantastique et d'étrange qui rendent cette part mystérieuse de la vie très réelle.

L'angoisse absolue.

Je l'ai donc reposé et l'ai repris début Septembre quand l'air s'est rafraîchit et les fenêtres se sont refermées. *#mavieestpassionnante*  Tout de suite, je me suis sentie plus en sécurité et plus à même de lutter contre l'Ogre de l'Est qui sévit dans la région d'Edgecombe.

J'ai été vraiment surprise par la tournure que prenait Le 5ème règne: thriller fantastique pleinement assumé, Maxime Chattam innove. Je le découvre dans un nouveau genre. J'avais été habituée aux histoires sombres, malveillantes et machiavélique *âme sensible s'abstenir* de sa Trilogie du Mal et de la saga Ludivine Vancker, mais ici il repousse les limites de l'entendement. C'est un réel bonheur, teinté d'angoisse, de découvrir un auteur qui manie les styles et les genres avec une telle facilité.

On suit des adolescents qui, au milieu d'étranges meurtres, découvrent un livre tout aussi étrange, qui semble liés aux événements qui se passent dans leur petite ville. Ils ne comprennent pas ce qu'il se passe, ce qu'ils ont potentiellement déclenché, et se retrouvent plonger dans cette aventure, ou mésaventure, bon gré, mal gré, et décident de mener l'enquête pour essayer de saisir l'insaisissable.

J'ai parfois eu l'impression d'être dans un mélange entre E.T et Stranger Things. Je l'avoue ça peut être détonant. J'ai pu voir que cela se rapprochait beaucoup de Stephen King, mais comme le seul roman que j'ai lu de lui était La ligne verte et que je n'ai pas été emballé plus que ça... je ne peux pas vraiment dire.

L'auteur d'ailleurs ne protège pas ces enfants. Combien de fois, j'ai pu murmurer à ces jeunes de ne pas aller où allaient, de ne pas faire ce qu'ils comptaient faire... comme devant n'importe quel film d'épouvante ! Je ne me considérais pas comme une personne sensible... je remets mon jugement en doute. Maxime Chattam ne prend pas de gants non plus.

Il prend des risques.  Le résultat ? Le roman ressemble à la "vraie vie": des personnages peureux qui montrent des prouesses de courage, des personnages courageux dont les résultats ne sont pas au rendez-vous, des personnages qui échouent, des personnages qui pleurent, qui montrent leur vulnérabilité, leur faiblesse, se relèvent, et persévèrent. Tous les protagonistes principaux sont intéressants et démontrent une réelle personnalité. Qu'est ce que je les ai aimés !

Les personnages secondaires et autres antagonistes ne sont pas en reste. Ils entrent en scène, disparaissent, reviennent. On ne sait pas trop à quoi s'attendre ! Et l'Ogre est tout bonnement effrayant.

Maxime Chattam nous fait nous questionner sur l'entendement que nous avons de notre monde, ce que nous en comprenons et nos limites. Finalement, la science n'est qu'une magie expliquée.

En bref, j'ai été époustouflée par la direction que prend l'auteur dans ce roman. Il l'avait très légèrement explorée dans ces autres thrillers sans l'exploiter à fond. C'est une véritable réussite. Thriller, ésotérisme, fantastique... le tout mêlés à une seule histoire.  Pour les fans des mélanges et du thriller.


Le ↗ : Il fait peur, questionne notre sens de la rationalité et c'est tout simplement jouissif

Le  : /



MA NOTE



mardi 13 mars 2018

[Les Chroniques de MacKayla Lane] Fièvre noire - Karen Marie Moning

les chroniques de mackayla lane fièvre noire karen marie moning



RÉSUMÉ 

MacKayla Lane perd sa soeur Alina, victime à Dublin d'un assassinat aussi cruel qu'inexplicable. Devant la mollesse de la police locale, elle quitte le sud des Etats-Unis pour l'Irlande afin de mener sa propre enquête. Elle y découvre que sa soeur y menait une double vie pleine de mystère au milieu de créatures démoniaques.







MON AVIS

En ces temps froids, il me fallait une lecture facile, légère et magique. Quelque chose pour me changer les idées tranquillement, bien calée sous ma couette.

Pari tenu. C'est exactement ce à quoi j'ai eu droit. Un roman de bit-lit énergique, qui ne manque pas d'actions, tout en me plongeant dans un univers que je connais très peu bien qu'il soit très connu: les Faë.

De ces créatures, je ne connais que les univers de Sarah J. Maas avec A Court Of Thorns And Roses et Keleana. Très loin de la description qu'en fait Karen Marie Moning. Et c'est jouissif.

J'ai découvert un personnage barbie bad-ass qui ne demande qu'à en découdre et qui je le sens va très vite évoluée et mûrir au fur et à mesure de la découverte du monde dans lequel elle vit (tout comme le lecteur). MacKayla donne du fil à retordre à ses adversaires et au mystérieux propriétaire de la grande librairie.

Jericho Barrons, de son doux nom, est un personnage masculin énigmatique et un brin cliché: du type macho qui donne des ordres et attend qu'on les suive sans poser de question. Il ne demande l'avis de personne. Heureusement pour nous Mac, loin d'en faire qu'à sa tête, écoute de temps en temps son instinct et son cœur. Ils forment un bon duo, drôle et complémentaire.

Dans ce roman vous trouverez: de l'action en veux-tu en voilà, des mystères, du Faë et une bonne dose d'humour sarcastique. On ne s'ennuie jamais avec Mac et Barrons. On avance dans le roman à tout allure dans le seul but d'approfondir un peu plus cet univers et ses lois. La mythologie est extrêmement bien construite et surtout facile à appréhender pour le lecteur qui ne connaît pas les Faë. (J'ai d'ailleurs l'impression que chaque auteur suit ses propres règles).

Un bon premier roman qui pose les bases pour les tomes suivants. La suite promet !


Le  : Le monde magique et la dynamique des personnages

Le  : Barrons qui m'a parfois tapée sur les nerfs



MA NOTE



Dans la même série
[Les Chroniques de MacKayla Lane] Fiève noire 
[Les Chroniques de MacKayla Lane] Fièvre rouge
[Les Chroniques de MacKayla Lane] Fièvre Faë
[Les Chroniques de MacKayla Lane] Fièvre fatale
[Les Chroniques de MacKayla Lane] Fièvre d'ombres
[Les Chroniques de MacKayla Lane] Barronfever (VO) (HS)
[Les Chroniques de Dani Mega O'Malley] Iced
[Les Chroniques de Dani Mega O'Malley] Burned
[Les Chroniques de Dani Mega O'Malley] Fièvre née
[Les Chroniques de Dani Mega O'Malley] Feversong (VO)


mardi 27 février 2018

Fantastic Beasts and Where to Find Them (VO) - J.K. Rowling





J. K. Rowling, créatrice de la mythique saga Harry Potter, nous invite à découvrir une nouvelle ère du Monde des Sorciers, au côté du jeune explorateur et magizoologiste Norbert Dragonneau.

Revivez le film écrit par J. K. Rowling avec le texte original de l'auteur : l'intégrale des dialogues, mais aussi l'action, le jeu des personnages, les descriptions des décors, les mouvements de la caméra... Une aventure épique et fabuleuse, une grande histoire de magie et d'amitié.





MON AVIS
Je souhaitais fortement donner mon avis sur la dernière oeuvre de J.K.k. Rowling et la mise en place d'une toute nouvelle intrigue magique. Comme beaucoup de personnes j'ai découvert le monde littéraire et appris à aimer la lecture grâce à Harry et ses amis. 


Le livre et le film de Fantastic Beasts and Where To Find Them ont très bien rempli leur fonction divertissante, d'oublier l'espace d'une lecture et d'une séance le quotidien, pour se plonger dans un nouvel univers familier par bien des aspects.

C'est une toute nouvelle facette du monde magique, dans lequel évoluait Harry Potter, où nous entrons avec une facilité déconcertante. Une nouvelle facette, mais aussi d'une certain façon, les fondements des tragédies qui se sont déroulées dans les années 90.

Le format script du livre ne brise pas du tout la magie et nous offre l'essentiel. Le scénario n'a pas du tout gêné ma lecture. Le tout est accompagné d'illustrations absolument enchanteresses de la part de MinaLima, agence qui a également réalisé les graphismes des films (affiches, poster, journaux etc.). Les visuels du film sont à la hauteur de l'imagination de J.K. Rowling et de ce que l'on a pu se représenter. Autrement dit: magnifiques


En résumé, j'ai adoré. Voilà tout simplement.

Les thématiques sont toujours abordées avec finesses par J.K. Rowling : écologie, préservation de la faune et de la flore, acceptation et respect de l'étranger et de l'étrange... La plume est élégante, efficace, bourrée d'humour, de sous-entendus et de traits d'esprits rafraîchissants. 

Les personnages sont attachants et intrigants. Les diverses relations qui se nouent entre eux sont puissantes et j'ai hâte de les retrouver de nouveaux.


C'est une nouvelle porte qui a été ouverte, avec son lot de nouvelles créatures fantastiques (c'est le cas de le dire) et impressionnantes, dans laquelle je me suis empressée de m'engouffrer. Bien loin de la pièce de théâtre qui fait office de suite - que je n'ai pas lu mais dont les spoils ne m'ont pas plus.... 

Les indices laissés ici et là laisse présager une suite qui se complexifie et s'approfondit. Une suite que j'ai hâte de découvrir. Un retour attendu impatiemment.(#AlbusDumbledore)


Scripts et films sont deux formats complémentaires qui font se poursuivre la magie. C'est une histoire plutôt courte qui ne s'embarrasse pas de détails ou de longueurs.





Le + : L'objet livre, l'intrigue et les personnages
Le - : /


MA NOTE


Dans le même univers
La Saga Harry Potter
Les Animaux Fantastiques
Le Quidditch à travers les âges
Nouvelles de Poudlard : Héroïsme, Tribulations et Passe-temps Dangereux
Nouvelles de Poudlard : Pouvoir, Politique et Esprits frappeurs Enquiquinants
Poudlard : Le guide pas complet et pas fiable du tout

vendredi 19 janvier 2018

La Ligne Verte - Stephen King

"Ça c'est passé en 1932, quand le pénitencier de l'Etat se trouvait encore à Cold Mountain. Naturellement, la chaise électrique était là. Ils en blaguaient, de la chaise, les détenus, mais comme on blague des choses qui font peur et auxquelles on ne peut échapper. Ils la surnommaient Miss Cent Mille Volts, la Veuve Courante, la Rôtisseuse." Dans le bloc des condamnés à mort, au bout d'un long couloir que les prisonniers appellent la ligne verte, la chaise électrique attend John Caffey. Le meurtrier des petites jumelles Detterick, jadis découvert en larmes devant leurs cadavres ensanglantés. Paul Edgecombe, le gardien-chef, l'accueille comme les autres, sans état d'âme. Pourtant, quelque chose se trame... L'air est étouffant, la tension à son comble. Un rouage va lâcher mais pourquoi ? Les provocations sadiques d'un maton dérangé, la présence d'une souris un peu trop curieuse, l'arrivée d'un autre condamné ?

Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est avant tout une brillante réflexion sur l'exécution capitale.


MON AVIS
Premier Stephen King de ma vie de lectrice, mais aussi premier avis mitigé sur une oeuvre de cet auteur... 

Connu mondialement, aussi bien dans le domaine de la littérature que dans le domaine du cinéma, La Ligne Verte (où The Green Mile) était pour moi, le baptême du feu. Un baptême qui s'appelle Stephen King.

Je pense que ma déception vient principalement de ma méprise sur le thème du roman. Je m'attendais à une histoire autour de la peine de mort, des divers acteurs et des participants etc. Et comme l'annonçait la quatrième de couverture "une brillante réflexion sur l'exécution capitale". Un peu à la sauce du Dernière jour d'un condamné de Victor Hugo. Or pas du tout... 

Effectivement, le roman amène le lecteur à réfléchir sur la peine de mort et ses conséquences, mais sans que cela ne soit très développé. A mon sens, cela n'était pas le but premier de l'intrigue et le court roman de Victor Hugo est en ce sens bien plus fort et bien plus poignant.

Par contre, j'ai pu découvrir, j'imagine, le commencement des frontières de l'univers King. Un monde rempli de mysticisme, un avant goût de spiritisme, une pointe d'étrange pouvoir, de petites touches de magie... à la limite entre réalité et surnaturel.

Au début, je ne savais pas comment prendre cet aspect de l'histoire... Et puis finalement j'ai fini par accepter qu'on ne pouvait pas tout expliquer, et j'en ai pris mon parti.

Bien qu'il m'ai fallu presque 2 semaines pour lire ces quelques 500 pages, j'ai été réellement intriguée par l'aura autour des personnages, le mystère les entourant et les réponses inattendues aux questions qu'on ne se posait pas. Le roman tient en haleine avec une plume juste et fine, qui fait mouche. Particulièrement sur la fin, où Stephen King retranscrit avec justesse des moments violents et poignants.

Les thèmes des préjugés, en temps de ségrégation aux Etats-Unis, des erreurs, des mauvais jugements, et les revers de bâton sont également abordés de manières simple et efficace.

Par contre, je ne trouve pas le narrateur si attachant. Je me suis retrouvée face à une personne qui s'écoute beaucoup parler (dans ce cas-ci qui lire et écrire). Je n'ai rien ressenti de particulier tandis que mes émotions envers les différents détenus et condamnés étaient beaucoup plus forts. En bien comme en mal.

Sincèrement, je suis intriguée par l'univers de Stephen King, bien que je n'ai pas lu ce à quoi je m'attendais. Je me plongerais bien dans certains autres de ces romans. Qu'en avez-vous pensé ? Que me conseillez-vous ?


Le + : la petite touche de paranormal et les détenus
Le - : le thème principal trompeur et un narrateur peu intéressant



MA NOTE

dimanche 12 novembre 2017

Lyra's Oxford - Philip Pullman





Lyra adore lire sur les toits de son collège en compagnie de son daemon Pantalaimon. Un jour, tous les deux sauvent de justesse le daemon-oiseau d'une sorcière, tandis qu'il est attaqué par des milliers d'étourneaux. La créature prétend que sa sorcière est malade et que seul un vieil alchimiste peut lui venir en aide. La nuit venue, Lyra et les deux daemons partent à la recherche de cet homme dans le dédale des rues de la ville, sous un ciel des plus menaçants...







MON AVIS

Le titre en Français de Lyra’s Oxford est Lyra et les oiseaux, si vous connaissez (ou non), il est à mon sens un peu plus réducteur que le titre original. Mais nous ne sommes pas là pour ce débat ^^

Sans être du même acabit que les précédents romans du même univers, j’ai été contente de retrouver Lyra et Pantalaimon. C’est sympathique de les revoir 2 ans après la fin du Miroir d’Ambre, de voir (très rapidement) ce qu’ils sont devenus, comment ils ont évolué et de comprendre comment leur aventure affecte encore aujourd’hui leur présent.

Cette nouvelle est loin d’être révolutionnaire. Écrite, il y a maintenant quelques années  (2004, après recherches), elle me laisse encore l’espoir que Philip Pullman écrira les nouvelles aventures de Lyra ou même de Will. (On n’a pas eu de ses nouvelles par contre. On ne sait pas ce qu’il devient, et j’aimerais tellement tellement mais alors tellement (si vous n’avez toujours pas compris) savoir ce qui lui arrive, comment il se réintègre dans son monde, avec Mary et son nouveau compagnon)

En vrai, cette nouvelle n’apporte pas grand-chose à l’histoire globale, les lecteurs auraient pu s’en passer aisément. Elle ne fait que soulever de nouvelles questions, de nouvelles interrogations sur le rôle de Lyra dans son monde.

Ce qui m’a le plus fait craqué dans cette édition anglaise (je pense j’espère que c’est pareil pour l’édition française, mais j’ai un doute) sont les petites illustrations  qui jalonne tout le roman ainsi que les petits goodies que l'on découvre au fil de l’objet-livre ainsi que les petites surprises à la fin.

C’est mignon, c’est sympa mais rien n’égalera A La Croisée des Mondes (His Dark Material en VO) ou sa suite ! *Croisons les doigts*
Je pense même que la raison majeure pour laquelle je mets cette note, est grâce à l'amour que je porte à la trilogie d'A la Croisée des Mondes et de ses personnages, notamment Lyra et Pan.


MA NOTE


Dans le même univers:
[A la Croisée des Mondes] Les Royaume du Nord, Tome 1
[A la Croisée des Mondes] La Tour des Anges, Tome 2
[A la Croisée des Mondes] Le Miroir d'Ambre, Tome 3
[A la Croisée des Mondes] Il était une fois dans le Nord, HS
[The Book of Dust] La Belle Sauvage (à venir 16/11/2017)

samedi 28 octobre 2017

[Vu à la TV] Penny Dreadful - La Série Pépite



Penny Dreadful a été une de mes séries pépites de cette année. Diffusée depuis quelques années, elle ne comporte que 3 saisons et 27 épisodes.

On y suit les aventures de Vanessa Ives, jouée par une Eva Green grandiose, dont la grande sensibilité au surnaturel l'a emmenée il y a déjà bien des années sur un chemin sombre et tortueux. 

En réalité, l'histoire est à la fois bien plus simple, sa meilleure amie Mina a été enlevé par des enfants de la nuit, et alliée de son père, et d'autres personnages recrutés pour leur spécialité, ils tentent de la sauver. Mais c'est également bien plus complexe car Vanessa possède un passé dur avec le surnaturel qui hante nos rêves, peuplent nos cauchemars et vit dans les nuits froides de ce monde.

Les scénaristes nous plongent dans une Londres industrielle et gothique ou arme à feu et vampires se croisent. On pourra également rencontrer les personnages les plus illustres de la littérature anglophone gothique comme Dracula, Mina, le Professeur Van Helsing mais aussi Lucifer, Frankenstein et sa créature ... Tous ses personnages se croisent, se rencontrent, s'allient ou non pour le plus grand bonheur du spectateur. La trame de l'histoire est parfaitement menée. Chaque élément, qu'il puisse sembler futile ou important, a son utilité. J'ai été captivée par l'univers qui prenait vie sous mes yeux avec simplicité et complexité, comme si je le connaissais depuis toujours. Les scènes et certaines planches sont à couper le souffle et entièrement surréelles, en adéquation avec l'univers scénaristique.




Le point fort suivant se trouve tout simplement chez les personnages et l'interprétation des acteurs. 
Tout d'abord les personnages: eux-aussi sont complexes à l'image de la fiction. Ils ont leur passé, leur histoire et leurs buts propres, parfois égoïstes. S'ils s'entraident c'est parce que chacun y trouve son compte. Ils le savent tous et il n'y a pas de faux semblants. Leur personnalité est mordante et loin d'être manichéenne. Bien que s'associant pour sauver Mina des griffes du Mal, ils ont tous leurs bons et leurs mauvais côtés: parfois généreux, souvent tenter de céder à la facilité et à la tentation, parfois puérils et mesquins mais toujours bons. Nos héros principaux sont de vraies personnes à part entière.




Quand au casting qui donne vie aux personnages, il est juste... Wahou ! Admirable et fantastique ! C'est un pur régal pour les yeux. Eva Green est impressionnante tant par sa performance et sa beauté. Elle incarne entièrement Vanessa Ives et je ne peux imaginer une autre actrice pour ce rôle. Les rôles masculins sont tout autant bluffants. Harry Treadaway, jouant Victor Frankenstein scientifique drogué, à la fois innocent et pur de cœur malgré son obsession de la mort est touchant, tandis que Josh Hartnett joue parfaitement son rôle de gentleman mystérieux et protecteur dont la foi permet aux autres de poursuivre leur quête  - et puis Josh Harnett quoi ;) Mention toute spéciale à Rory Kinnear qui joue la créature de Frankenstein, le personnage qui a le plus évolué tout au long de l'histoire et dont le développement m'a touchée et frappée par sa justesse. L'interprétation de tant de violence, d'amour, de rage, d'espoir et de poésie qui habitent dans ce seul homme est époustouflante. Il vibrait des émotions, de la cruauté et de l'injustice qui ont pu animer la Créature.




Comme j'ai déjà pu le dire, il s'agit pour moi d'une pépite à découvrir d'urgence. Une pépite qui s'accorde d'autant plus avec le temps et l'humeur d'Octobre.
Besoin d'une autre raison ? Allé je vous en offre 2 pour le prix d'1 ! #Labonneaffaire La première ? La série est terminée et ne compte que 27 épisodes, dont vous pouvez trouver l'intégralité sur Netflix. Une pépite à savourer donc. La deuxième ? Josh Hartnett: un plaisir pour les yeux ;)


mardi 13 juin 2017

Dracula - Bram Stocker





Un jeune notaire anglais, Jonathan Harker, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouvel occupant d'une propriété londonienne. L'homme qu'il découvre est une créature démoniaque, un mort-vivant qui boit le sang de ses victimes... Jonathan échappera-t-il au vampire ? Et quel sort attend Mina, sa douce fiancée ? Récit fantastique où l'étrange se mêle au réel, la célèbre fiction de Bram Stoker interroge et bouleverse les certitudes des personnages... et du lecteur !






J'ai toujours eu envie de lire et de découvrir la littérature classique sans jamais vraiment oser me lancer. C'est chose faite maintenant avec un petit roman dont l'univers est bien connu: Dracula de Bram Stoker.

Je crois que je m'attendais à tout, sauf à ce que j'ai lu. Découvrir Dracula sous la plume de Bram Stoker a été un moment particulier. On a tous une idée de ce qu'est un vampire aujourd'hui: la littérature fantastique nous offre toute une panoplie de "modèle" vampirique. Mais rien ne vaut le retour aux origines du Vampire, pour s'en faire une véritable idée. Mes croyances concernant Dracula en ont même été bouleversées puisque ce que je pensais être vrai ne l'était pas, même concernant le lieu où l'histoire se déroule.

L'histoire en elle-même est complexe, et différentes voix s'imbriquent pour créer un recueil de témoignages formant le roman de Dracula. Il s'y mêle épistolaire, carnet de voyage, coupure de presse, témoignages, journal intime... Le recueil se lit donc comme une histoire vraie, un journal intime des différents protagonistes qui vont prendre part à la découverte et à la traque du plus fameux des vampires a.k.a Le Comte Dracula. J'ai trouvé ce procédé très ingénieux et encore peu commun. Tout s'imbrique ou ne s'imbrique pas, et tout au long du roman, mon cerveau s'est obstiné à remettre les pièces du puzzle ensemble, à la manière d'un polar. Le lecteur est  ainsi plongé en pleine enquête à la poursuite du fléau qui s'abat sur la petite communauté.

On est ainsi confronté à ce que l'on sait et ce que l'on croit savoir du mythe du vampire. J'ai été finalement surprise par les lieux et par certains des personnages mis en lumière dans ce roman. De plus, on connaît déjà les symptômes, certains des éléments les plus évidents du vampirisme, ainsi que les signes avant coureur et on a hâte que les protagonistes assemblent ces fameuses pièces du puzzle laissées ici et là par Bram Stoker.

Le style d'écriture est donc un style de vieux romans, auquel il faut parfois s'accrocher pour enchaîner les chapitres et poursuivre sa lecture. Pour ma part, je devais être concentrée pour comprendre les différentes informations données par l'auteur et comprendre comme celles-ci venaient étayer son propos. Le style un peu grandiloquente et la syntaxe lourde plombaient légèrement la fluidité de lecture. Des personnages un niais et très sentimentaux, s'attardant sur l'amour qu'ils ressentaient à presque toutes les pages venaient compléter ce tableau. 

L'autre point qui m'a dérangé, mais toujours lié à l'époque d'écriture du roman, est la vision ancienne de la femme et de son rôle dans la société, bien qu'il y ait eu à plusieurs reprises quelques prises de position que je décrirais comme féministes.

Quant aux personnages, si je les ai trouvés intéressants et bien menés tout au long du roman (chacun tant fidèles à eux-même, avec des actions et des réactions correspondant à leur caractère), je n'ai pas réussi à m'attacher à eux.

Il n'empêche qu'en le lisant, j'ai clairement compris pour quoi Dracula était resté aussi profondément ancré dans l'esprits collectifs et comment il avait pu marquer son temps. Les codes du Fantastique actuel sont clairement repris (ou plutôt créés ici): une demoiselle en détresse, un fléau qui s'abat sur les hommes, un monstre démoniaque à abattre... une ambiance glauque et obscure, du suspense, de l'angoisse et la nuit qui empreigne fortement tout le roman.

Une lecture finalement difficile, dû aux longueurs du roman et un manque d'action évident. Un manque d'action qui se fait d'autant plus ressentir avec une fin que j'ai jugé bâclée et trop rapide après toutes les longueurs et l'évidence de quelques indices disséminés tout au long du roman, dont les protagonistes sont tout à fait au courant

Ce roman a du avoir de fortes retombées à l'époque quand le mythe du vampire n'était pas aussi ancré dans les mœurs. L'effet a du être retentissant pour celui qui le lisait et ne savait pas du tout quel était le sujet mystique de ce roman. Je reste néanmoins contente d'avoir pu découvrir le "vrai" Dracula et non pas les versions édulcorées et romancées contemporaines.


Le + : Un retour aux origines du Vampire et à son mythe, le format épistolaire
Le - : La lourdeur et les longueurs, des personnages peu attachants


MA NOTE