dimanche 23 décembre 2018

[Les Chevaliers des Highlands] La Vipère - Monica McCarthy





Édouard Ier d'Angleterre et Robert Bruce se disputent le trône d'Écosse. Décidé à prendre son rival de vitesse, Bruce fait mander la comtesse Isabella MacDuff qui, de par son lignage, détient le droit héréditaire de couronner les rois. Elle sera protégée par un de ses meilleurs mercenaires, Lachlan MacRuairi, surnommé la Vipère. En dépit de la méfiance que lui inspire cet ancien pirate, Isabella se sent indéniablement troublée par sa présence. Mais pourra-t-elle compter sur lui lorsque, tombée dans le guet-apens tendu par ses ennemis, elle sera condamnée au sort le plus funeste ?






MON AVIS

Aaahh La Vipère, également connu sous le nom de Lachlan MacRuairi, il s'agit du roman et du personnage que j'attendais avec impatience depuis l'introduction du personnage dans le premier volet de la saga. Qui se cache réellement derrière Lachlan MacRuairi ? J'en attendais tellement et je ne fus pas déçue. J'ai adoré cette lecture du début à la fin. Il a même relancé mon intérêt pour la saga entière.

Par où commencer ?

La pression et l'attente montent depuis le début autour de Lachlan, peu avenant et présenté comme un pirate sans foi ni loi, il est difficile de l'apprécier sous cette description. Pourtant, l'auteure instille le mystère autour de lui. Tout au long des trois premiers romans, il fait des apparences ici et là, lâche quelques phrases bourrues et parfois cruelles, créant l'attente.

L'histoire de Lachlan est réellement torturée. Tout comme celle de Bella, comtesse de Buchan, qui a osé défier le roi d'Angleterre et couronnée Robert De Bruce roi d'Ecosse. Leur rencontre est un véritable clash, deux personnalités fortes et fières se fracassant l'une contre l'autre. Deux personnages passionnés qui ne reculent devant rien pour atteindre leurs buts ou réaliser leurs devoirs.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce roman-ci particulièrement, c'est la complémentarité des deux protagonistes. L'un ne connaît que le profit, la seconde lutte pour ses idéaux. Ils sont tout deux blessés mais faits pour s'entraider et se reconstruire. Ce sentiment est presque physique tellement cela crève les yeux. Mais pour cela, ils devront chacun percer les défenses de l'autre.  Et ce n'est pas de la tarte...

Tout deux ont des passés lourds et difficiles. Leurs backstory sont très bien construites, prenantes et faites de secret qu'on a hâte de découvrir. Les ragots sont-ils vrais ? 

L'intrigue politique est moins présente à mon goût pour laisser la place à une vraie relation. Cependant l'action est bien présente et les retournements de situation s'enchaînent.

L'épilogue donne envie de se plonger immédiatement dans la suite de la saga avec frénésie. Un aperçu d'une fin qui s'annonce épique. Il s'agit clairement d'un de mes couples préférés. L'introduction en second plan des prochains protagonistes permet de mieux les connaître avant de suivre leurs histoires.

Comme d'habitude, j'ai beaucoup aimé à la fin la justification des choix des personnages par l'auteure.

En conclusion, un très bon tome. Ce fut un régal ! Monica McCarthy est une valeur en terme de romance historique. J'ai même relu le tome un, Le Chef, avec Tor MacLeod et Christina Fraser, que j'avais adoré !


Le  : Les personnages passionnés, une romance forte et le rappel historique à la fin

Le  : Mon impatience de lire la suite ;)



MA NOTE



Dans le même univers
[Les chevaliers des Highlands] Le Chef
[Les chevaliers des Highlands] Le Faucon
[Les chevaliers des Highlands] La Vigie
[Les chevaliers des Highlands] La Vipère
[Les chevaliers des Highlands] Le Saint
[Les chevaliers des Highlands] La Recrue
[Les chevaliers des Highlands] Le Chasseur
[Les chevaliers des Highlands] Le Brigand
[Les chevaliers des Highlands] La Flèche
[Les chevaliers des Highlands] Le Frappeur
[Les chevaliers des Highlands] Le Roc
[Les chevaliers des Highlands] Le Spectre
[Les chevaliers des Highlands] The Knight (HS) (VO)

lundi 10 décembre 2018

[Suspicion] L'Affaire Cendrillon - Mary Higgins Clark & Alafair Burke


Vingt ans se sont écoules depuis le jour fatal ou le corps de Susan a été retrouve dans un parc de Los Angeles. Avec un seul pied chaussé, la presse la surnomma vite "Cendrillon". Laurie Moran décide de rouvrir le dossier dans le cadre de son émission de télé sur les cold cases, les affaires jamais elucidees. Elle ne tarde pas a comprendre que les suspects sont nombreux, car Susan avait bien des talents. Cette jolie jeune fille était en passe de percer a Hollywood, et les suspects ne manquent pas dans le monde du cinéma. Etudiante brillante, elle travaillait aussi sur une technologie de pointe aux retombées financières alléchantes. Et son petit ami d'alors appartenait a une secte religieuse dirigée par un télévangéliste véreux... En suivant toutes les pistes, en interrogeant tous les gens qui avaient une raison d'en vouloir a Susan, Laurie Moran donne l'alerte au vrai coupable qui se croyait définitivement a l'abri. Pour ce tueur aux abois, il ne reste qu'une solution : faire subir a Laurie le même sort que celui autrefois réservé a Susan...


MON AVIS 

L'Affaire Cendrillon est le dernier thriller que j'ai eu l'occasion de lire. Je suis généralement assez emballée par les histoires proposées par Mary Higgins Clark, qui sont à la fois intrigantes et légères. Ce n'est jamais gore ou lourd, ce qui était parfait pour se détendre.

On suit Laurie Moran, productrice d'un concept TV plutôt original : suivre les proches d'une victime dont le meurtrier n'a jamais été découvert ou inculpé et dont le but serait d'élucider le crime en direct. TV, enquête et judiciaire se mêlent pour un mélange des plus intéressants.

L'idée de départ est donc bonne et c'est avec joie que je me suis lancée dans ce roman. Seulement, si l'intrigue commence assez vite, elle prend le temps de s'installer pendant environ 150 pages quand le roman fait 400 pages... C'est plutôt long ! Ça commence mal en fait.

Au fur et à mesure de ma lecture, je me suis également rendue compte, qu'il ne s'agissait pas d'un one shot mais d'une suite de série, d'où les rappels incessants sur ce qu'il avait pu se passer auparavant. La remise en contexte n'était pas franchement nécessaire. Je m'en serais remise avec un rappel unique et l'histoire aurait été compréhensible. Sauf que ces rappels interviennent à tout bout de champs, alourdissent la lecture sans apporter de réelles informations complémentaires.

Voila, j'ai fait le tour des aspects négatifs qui ont pris le pas sur l'ensemble de ma lecture... Le mystère est plutôt pas mal: TV, nouvelles technologies, sectes et passé se mêlent. Il est un peu difficile de démêler le vrai du faux. Pourtant j'ai tout de même trouvé que la résolution était un peu rapide et facile...

Je ne m'attarderais pas trop sur les personnages. Ils sont lisses et n'ont pas spécialement retenu mon attention.

En bref, un thriller tranquille, à lire quand on ne veut pas se prendre la tête. Je ne sais pas si je lirais le tome précédent, ou même la suite, à moins de tomber dessus par hasard, à la bibliothèque ou en brocante.


Le  : Une intrigue assez bien ficelée 

Le  : Long. Lent. 



MA NOTE




Dans la même série
[Suspicion] Le Bleu de tes yeux
[Suspicion] L'Affaire Cendrillon
[Suspicion] La mariée était en blanc
[Suspicion] Le Piège de la belle au bois dormant
[Suspicion] La Reine du bal

dimanche 2 décembre 2018

Le 5ème règne - Maxime Chattam




Ils auraient dû se méfier. 
Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé étranglé près de la voie ferrée. 
Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu'il était encore temps. 
Et surtout... ne pas en tourner les pages.
À présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe, petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition... Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'humanité ?




MON AVIS

J'ai tout d'abord commencé Le 5ème règne en plein été. Et puis j'ai vite senti que ça n'allait pas le faire. Comme beaucoup de gens, je dors la fenêtre entre-ouverte pour faire entrer l'air frais la nuit, et pour lire ce roman, j'allais avoir besoin d'avoir les fenêtres fermées, barricadées à double tour, cachée sous une couette, aucune jambe ne dépensant, histoire que le monstre sous le lit ne la gobe pas !

L'ambiance est posée. 

Même au bout de 60 pages je sentais que ce roman allait me mettre mal à l'aise, à la limite de l'horreur et du cauchemar. Car la force de Maxime Chattam c'est d'imaginer des situations réelles teintées ésotérisme, de fantastique et d'étrange qui rendent cette part mystérieuse de la vie très réelle.

L'angoisse absolue.

Je l'ai donc reposé et l'ai repris début Septembre quand l'air s'est rafraîchit et les fenêtres se sont refermées. *#mavieestpassionnante*  Tout de suite, je me suis sentie plus en sécurité et plus à même de lutter contre l'Ogre de l'Est qui sévit dans la région d'Edgecombe.

J'ai été vraiment surprise par la tournure que prenait Le 5ème règne: thriller fantastique pleinement assumé, Maxime Chattam innove. Je le découvre dans un nouveau genre. J'avais été habituée aux histoires sombres, malveillantes et machiavélique *âme sensible s'abstenir* de sa Trilogie du Mal et de la saga Ludivine Vancker, mais ici il repousse les limites de l'entendement. C'est un réel bonheur, teinté d'angoisse, de découvrir un auteur qui manie les styles et les genres avec une telle facilité.

On suit des adolescents qui, au milieu d'étranges meurtres, découvrent un livre tout aussi étrange, qui semble liés aux événements qui se passent dans leur petite ville. Ils ne comprennent pas ce qu'il se passe, ce qu'ils ont potentiellement déclenché, et se retrouvent plonger dans cette aventure, ou mésaventure, bon gré, mal gré, et décident de mener l'enquête pour essayer de saisir l'insaisissable.

J'ai parfois eu l'impression d'être dans un mélange entre E.T et Stranger Things. Je l'avoue ça peut être détonant. J'ai pu voir que cela se rapprochait beaucoup de Stephen King, mais comme le seul roman que j'ai lu de lui était La ligne verte et que je n'ai pas été emballé plus que ça... je ne peux pas vraiment dire.

L'auteur d'ailleurs ne protège pas ces enfants. Combien de fois, j'ai pu murmurer à ces jeunes de ne pas aller où allaient, de ne pas faire ce qu'ils comptaient faire... comme devant n'importe quel film d'épouvante ! Je ne me considérais pas comme une personne sensible... je remets mon jugement en doute. Maxime Chattam ne prend pas de gants non plus.

Il prend des risques.  Le résultat ? Le roman ressemble à la "vraie vie": des personnages peureux qui montrent des prouesses de courage, des personnages courageux dont les résultats ne sont pas au rendez-vous, des personnages qui échouent, des personnages qui pleurent, qui montrent leur vulnérabilité, leur faiblesse, se relèvent, et persévèrent. Tous les protagonistes principaux sont intéressants et démontrent une réelle personnalité. Qu'est ce que je les ai aimés !

Les personnages secondaires et autres antagonistes ne sont pas en reste. Ils entrent en scène, disparaissent, reviennent. On ne sait pas trop à quoi s'attendre ! Et l'Ogre est tout bonnement effrayant.

Maxime Chattam nous fait nous questionner sur l'entendement que nous avons de notre monde, ce que nous en comprenons et nos limites. Finalement, la science n'est qu'une magie expliquée.

En bref, j'ai été époustouflée par la direction que prend l'auteur dans ce roman. Il l'avait très légèrement explorée dans ces autres thrillers sans l'exploiter à fond. C'est une véritable réussite. Thriller, ésotérisme, fantastique... le tout mêlés à une seule histoire.  Pour les fans des mélanges et du thriller.


Le ↗ : Il fait peur, questionne notre sens de la rationalité et c'est tout simplement jouissif

Le  : /



MA NOTE



La Perle et la Coquille - Nadia Hashimi





Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.







MON AVIS

Je voudrais commencer par apprécier la couverture de La Perle et la Coquille de Nadia Hashimi. Honnêtement, c'est le travail recherché de la couverture des éditions Milady qui m'a d'abord sauté aux yeux. Elle est juste magnifique : il y a un rabat découpé comme une fenêtre sur ces deux femmes qui marchent main dans la main. Et elle m'a fait flanchée, je n'ai pas pu résisté à l'achat.

Ensuite, le thème a grandement contribué à cet achat. Tout comme j'ai pu découvrir le chemin de fer sous-terrain dans Underground Railroad de Colson Whitehead, c'est ici le terme de Bacha Posh qui m'a intriguée.

Je ne suis pas du tout familière avec les pays du Moyen-Orient. J'ai eu l'occasion de lire Les cerf-volants de Kaboul de Khaleid Hosseini par ex, L'Attentat ou Les sirènes de Kaboul de Yasmina Khadra, mais c'était il y a quelques années maintenant. Replonger dans cette partie du monde qui inspire méfiance et fascination me plaisait énormément.

J'ai pu suivre 2 femmes, à quelques générations d'écart, que la vie n'aura pas épargnées. Les 2 récits s'entremêlent, se font écho et résonnent à travers l'histoire de Rahima, et permet au lecteur de connaître l'évolution d'un pays et d'une société. Et c'est là où frappe la vérité... on ne se doute pas forcément du chemin que va prendre l'Histoire.

Leurs histoires est troublante et écœurante. Jouissant de privilèges et d'une libération des mœurs en Europe occidental, je n'ai pas pu m'empêcher d'être bouleversée par leurs destins. La libération que Rahima a pu ressentir en étant Bacha Posh se révèle être presque une prison: elle jouit d'une liberté pendant un temps limité (jusqu'à se puberté) qu'elle n'aurait jamais dû connaître et qui la transformera toute sa vie. De la même façon Shekiba et son handicap si prononcé, la change, l'endurcisse et devient son pilier de vie.

J'ai beaucoup aimé ces deux personnages si semblables. Fortes, intrépides et indépendantes, rayonnantes, vibrantes de liberté, mais si vite entravées.  On ne peut que s'empêcher de leur souhaiter le meilleur, d'espérer qu'elles auront le vie qu'elles méritent....

Le roman adresse donc les conditions féminines à travers plusieurs générations bien distinctes si l'on voit Rahima et Shekiba, son arrière grand-mère *si je ne dis pas bêtise* on suit également les sœurs, la mère et la tante de Rahima. C'est dur et violent.  Mais essentiel.  Et on prend pleinement conscience de la chance qu'on a d'être né à l'époque et où nous sommes nés.

Nadia Hashimi retranscrit des destins poignants avec la délicatesse et la finesse de sa plume. J'ai été subjuguée, emportée, dégoûtée par ce que je lisais. Des émotions fortes pour un récit fort. C'est une véritable découverte et il me tarde de découvrir ses autres écrits

Étrangement, même si certains propos, certains faits sont durs, j'ai trouvé son roman beaucoup plus abordable que les romans précédemment cités: Yasmina Khadra ou Khaled Hosseini. Je ne sais pas si c'est moi qui ai mûrit ou si Nadia Hashimi rend sont récit plus accessible. Qu'en pensez-vous ?  D'un autre côté, les thèmes de ces auteurs sont également beaucoup plus violents : terrorisme, guerre...

En bref, c'est un très bon livre que j'ai entre les mains. Je le recommande chaudement. Cela m'a donné l'envie de voir un film d'animation dont j'ai vu la bande annonce il y a peu : Parvana, qui traite également des conditions des Bacha Posh et de leur rôle dans une société patriarcale.


Le ↗ : Un roman poignant sur les Bacha Posh, un système de société que je ne connais pas

Le  : /



MA NOTE






lundi 12 novembre 2018

La Disparition de Stéphanie Mailer - Joël Dicker

La disparition de Stephanie Mailer - Joël Dicker

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l'Etat de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu'une passante, témoin des meurtres. L'enquête, confiée à la police d'Etat, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l'appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration. Mais vingt ans plus tard, au début de l'été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu'il s'est trompé de coupable à l'époque. Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu'est-il arrivé à Stephanie Mailer ? Qu'a-t-elle découvert ? Et surtout : que s'est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?




MON AVIS

La Disparition de Stéphanie Mailer s'était pour moi l'occasion de renouer avec Joël Dicker. J'avais adoré La Vérité sur l'affaire Harry Québert, même s'il n'allait pas au bout de ses idées, tout comme Les Derniers Jours de nos pères qui m'avait émue et remuée, Le Livre des Baltimore, m'avait laissée plus sceptique.

A sa quatrième de couverture, le pitch de départ rappelle La Vérité sur l'affaire Harry Québert : une petite ville balnéaire des Etats-Unis, un drame d'une autre génération, un mystère de notre époque qui fera resurgir la vérité. De quoi me plaire ! Et je ne fus pas déçue. J'ai retrouvé l'ambiance de L'affaire Harry Québert.

L'intrigue laisse la place au suspense, tout en alliant des personnages attachants. Je ne les ai pas trouvé caricaturaux comme j'ai pu le voir sur Livraddict. Le roman est bien construit et addictif, les pages s'enfilent de manière rapide. Il y a plein de fils directeurs qui rythment l'intrigue avec des ramifications bien différentes, qui vont certainement s'entrecoupé à un certain niveau, que ce soit au niveau de l'enquête ou personnel.

Mais j'ai trouvé qu'il y a avait trop de flashbacks sur le protagoniste principal. Cela sert à mieux le connaître mais ne sert pas forcément le sujet principal.

La conclusion m'a bien plu, contrairement à d'autre, bien qu'assez rapide sur la révélation de la fin. Je me suis sentie menée en bateau tout au long du roman. J'ai douté, puis j'ai été certaine de mes certitudes, puis j'ai douté, et certaine et douteuse... Une preuve de l'intrigue bien construite

Sur la forme, j'ai été gênée par les coquilles présentes... Je ne suis pourtant pas du genre à les voir mais là il y avait carrément des mots manquants ou en trop... apparemment il y avait même eu une erreur de nom sur la révélation de la fin dans un premier temps !

C'est un moment assez agréable que j'ai passé avec les personnages et j'ai aimé l'intrigue policière très familière mais qui globalement fonctionne. Je l'ai trouvé moins bon que La vérité sur l'affaire Harry Québert mais meilleur que Le Livre des Baltimore qui m'avait presque ennuyée.

En bref, pas un chef d'oeuvre mais un bon passe temps. Je maintiens qu'il faut lire Les derniers jours de nos pères et La vérité sur l'affaire Harry Québert


Le ↗ : Une trame similaire à son précédent best-seller

Le  : La facilité de thème, les coquilles



MA NOTE




dimanche 21 octobre 2018

Le Mystère Fulcanelli - Henri Loevenbruck


Un meurtre dans une vieille église de Séville.
Un assassinat dans une bibliothèque parisienne.
Un ancien manuscrit dérobé.
Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXème siècle: Fulcanelli!

Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme.
En acceptant de mener l'enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier. Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l'histoire de l'alchimie ?





MON AVIS

Je suis une personne comme ça oui: je commence une trilogie par la fin. Oui, oui ! Il s'agit bien du dernier volume de la saga Ari Mackenzie. Et cela ne m'a absolument pas dérangé ! J'ai bien sûr vite compris qu'il me manquait quelques pièces du puzzle pour vraiment appréhender les relations interpersonnelles entre les personnages mais rien de bien grave pour la bonne compréhension de l'histoire ;)

Je vais commencer par la trame de fond: un meurtre, puis deux meurtres et un mystère qui remonte à près d'un siècle. Qui sont les meurtriers qui ont tué en la France et l'Espagne ? Quel est le rapport avec le célèbre écrivain Fulcanelli, écrivain ésotérique et mystérieux. Telle une chasse au trésor, on se lance dans enquête effrénée et documentée, aux côtés d'anciens flics, pour résoudre ces deux mystères.

Une de mes parties préférées concerne toute la partie explicative de recherches et de déductions sur Fulcanelli et qui se cache réellement sous se pseudo ? Les dossiers prennent un peu de place, coupant le rythme, mais sont très riches et raviront les personnes les plus intéressées. On sent que l'auteur a bossé son sujet à fond et offre ses propres conclusions à son lecteur: un très beau cadeau.

Sinon j'ai trouvé le rythme globalement lent et long. Dans l'ensemble, l'histoire prend du temps pour s'installer. L'action peut parfois un peu tarder, au profit de la mise en place des éléments et des faits historiques.

Bon par contre, la résolution est ultra rapide et tombe comme un cheveu sur la soupe. C'était quasi impossible à deviner. Du coup, j'ai plutôt été déçue par cette fin.

En bref, un thriller sympathique, qui devient réellement passionnant si l'on s'intéresse et souhaite en savoir plus sur l'ésotérisme et plus particulièrement l'ésotérisme moderne. Je lirai les précédents tome à l'occasion.



Le ↗ : L'intrigue historique est captivante...

Le  : ... mais peut casser le rythme et déranger le bon déroulement du roman



MA NOTE



Dans la même série
[Ari Mackenzie] Le rasoir d'Ockham
[Ari Mackenzie] Les cathédrales du vide
[Ari Mackenzie] Le mystère Fulcanelli


samedi 6 octobre 2018

[Saga Adamsberg] L'Homme à l'envers - Fred Vargas





Réintroduire des loups dans le Mercantour, c’était une belle idée. Évidemment, on n’a pas tenu compte de l’opinion des bergers et, quelques mois plus tard, la révolte gronde. Mais est-ce bien un loup qui tue les brebis autour de Saint-Victor ? Les superstitions resurgissent, un bruit se propage : ce n’est pas une bête, c’est un homme, un loup-garou. Lorsque Suzanne est retrouvée égorgée, la rumeur devient certitude : les loups n’agressent pas les hommes. À Paris, devant sa télé, le commissaire Adamsberg guette les nouvelles de la Bête du Mercantour, d’autant plus intrigué qu’il a cru reconnaître Camille sur la place de Saint-Victor...




MON AVIS

En ce moment, fleurissent de tout côté des boîtes à lire, des espaces de lecture etc. tout pour ravir le petit cœur fragile des lecteurs. C'est comme ça que j'ai découvert la bibliothèque participative de ma salle de sport dans lequel on trouve une belle sélection. D'où ma découverte de L'Homme à l'envers de Fred Vargas.

Je connaissais Fred Vargas de loin sans n'avoir jamais rien lu de cette autrice française pourtant réputée. Et hop, je me suis lancée ! 

Un peu perdue au début par rapport à certains personnages qui semblaient se connaître, c'est seulement à la fin que je me suis rendue compte qu'il s'agissait d'un 2nd tome *xD* Mais cela ne gêne pas du tout la compréhension de l'intrigue et de l'histoire.

L'intrigue se fonde sur le mythe du loup-garou - à vous de découvrir comme l'homme à l'envers est lié au loup-garou ;) Le loup est réellement intégré à l'histoire et reprend la place mystique et mythique que nos ancêtres lui conférait : le grand méchant de loup est de retour. Ayez peur et restez bien à l'abri dans vos maisons de briques. C'est un ressort parfait pour une intrigue policière.

Le rythme quant à lui est plutôt lent et mou. Une représentation parfaite de la chaleur et de la torpeur qui se sont abattues dans le Sud de la France pendant la saison meurtrière. Cela ne m'a pas trop dérangée tant l'intrigue est bien menée. Fred Vargas nous tient en haleine et nous mène en bateau. Je ne savais pas où elle voulait m'emmener avant d'arriver aux derniers chapitres.

Le commissaire Adamsberg est pour moi une découverte. Un personnage en or que j'avais envie de chouchouter et surtout de rencontrer pour le comprendre et percer le mystère autour de lui. Le Veilleux est également un personnage incontournable de ce roman, sans lui, pas d'histoire !

Malgré tout cela, je ne me suis pas sentie plus emballée que ça par l'histoire globale, mais je n'arrive pas vraiment à mettre le doigt dessus. Il s'agit plutôt de tous les petits détails accumulés qui font que j'en ressors avec un avis mitigé. Plus la non-addiction ressentie. Ça joue beaucoup !

Des critiques que j'ai pu lire jusqu'à maintenant, il en ressort que ce n'est pas le meilleur de l'autrice, cela me donne envie de découvrir d'autres romans de Fred Vargas. Dans tous les cas, une histoire agréable que je suis heureuse d'avoir pu découvrir. Les boîtes à lire sont de bonnes occasions pour découvrir de nouveaux romans :)


Le  : La mythologie qui crée l'intrigue

Le  : Le rythme lent reproduisant la torpeur de l'été



MA NOTE



Dans la même série
[Adamsberg] L'homme aux cercles bleus
[Adamsberg] L'homme à l'envers
[Adamsberg] Pars vite et reviens tard
[Adamsberg] Sous les vents de Neptune
[Adamsberg] Dans les bois éternels
[Adamsberg] Un lieu incertain
[Adamsberg] L'Armée furieuse
[Adamsberg] Temps glaciaires
[Adamsberg] Quand sort la recluse
[Adamsberg] Coule la Seine

dimanche 30 septembre 2018

Bilan TV Septembre

Mon RDV du mois: le bilan Séries/Films de mon mois de Septembre 





SÉRIES

Lovesick - saison 3 - 

Cette dernière saison est légère et sympathique. J'ai retrouvé avec plaisir nos joyeux larrons. Petite pensée pour Angus qui est mon nouveau chouchou



Bull - Saison 1 & 2 - 
Une série à mi-chemin entre policier et judiciaire, qui aura contenté mon cerveau quelques temps. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Michael Weatherly n'est pas à son meilleur niveau mais cela fait plaisir de le revoir



The Good Doctor - Saison 1 - 
Aah The Good Doctor, mon cœur d'artichaut aura facilement succombé à ce jeune homme dont le rêve d'être chirurgien, mais atteint d'autisme pourrait ne jamais se réaliser. Freddie Highmore y est tout simplement magistral. Antonia Thomas que j'avais adoré dans Misfits et qui joue également dans Lovesick y est présente et j'adore !




Et vous, quelles séries avez-vous découvertes récemment ? Quels sont les derniers épisodes que vous avez-vus ?

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FILMS


toute première fois le garçon et la bête lucky luke ch'tite famille
tamara un peu, beaucoup, aveuglément blanche gardin ma vie zéro déchet A tous les garçons que j'ai aimés Sierra Burgess is a looser
(Pour en savoir plus, clique sur les images)

Secrets d'Histoire : Mary Stuart ★★★ - Une approche intéressante et intrigante d'une femme passionnée, prête à tout pour son royaume. De quoi me donner envie de lire Mary Stuart de Stefan Zweig ou me laisser tenter par une approche moins académique avec la série TV Reign ?
Toute première fois ★★★ - Une comédie française sympathique d'un homme homosexuel qui fait son coming-out hétérosexuel
Le garçon et la bête ❤ - Un petit bijoux que j'ai eu la chance de voir à la TV. J'ai ri et j'ai pleuré, c'est une pépite qu'il me tarde de lire en manga
Secrets d'Histoire : Néfertiti ★★★★ - Ah l'Egypte, terre de mystère et de sensualité, les pharaons m'ont toujours intriguée et la Reine Néfertiti ne fait pas l'exception
Lucky Luke ★★ - Adapté de la BD éponyme, le film ne m'a pas laissé un souvenir impérissable
Secrets d'Histoire : la Reine Margot ★★★ - Je poursuis ma lancée des Secrets d'Histoire, la Reine Margot est une femme passionnée et belle, qui m'intrigue depuis mes vacances en Auvergne, (elle y a été enfermée dans un château pendant 20 ans), mais celui-ci m'a semblé moins fourni et moins documenté, pour laisse plus de place à la vie à cette époque
La Ch'tite Famille ★★ - Un début très et trop long, qui s'oublie un peu une fois que le personnage de Dany Boon perd la mémoire
Tamara ★★★ - Sympas et drôle, mais Tamara me paraissait moins chiante dans la BD ^^ 
Un peu, beaucoup, aveuglément ★★- Un bon moment mais sans plus pour moi qui ai adoré la série animée et le premier film
Blanche Gardin ★★★★ C'est drôle, frais et parfois purement ignoble mais jouissif. J'ai tellement rigolé avec ce One woman show
Ma vie zéro déchet ★★★★ Très très intéressant ! Il nous reste un long chemin à parcourir avant de réduire durablement notre impact écologique
A tous les garçons que j'ai aimés ★★★★★ C'est mignon et tout doux. Je me suis un peu reconnue en Lara Jean. Il sera aussi parfait pour la période de Noël ! Je vais peut-être commencer la série du coup
Sierra Burgess is a looser ★★★ Dans la même veine, il est pas mal :)


En avez-vous vu certains ? 
* c'est possible, il n'y a rien de très inconnu dans cette sélection ;) * 


[Ludivine Vancker] La Conjuration Primitive - Maxime Chattam




Et si seul le mal pouvait combattre le mal ?

Les enquêteurs les surnomment La Bête et Le Fantôme...  Les meurtres qu'ils commettent ne se ressemblent pas, leur sauvagerie est comparable. Et que penser de cette mystérieuse signaure commune - *e - qui écarte la piste de serial killers isolés ? Les tueurs se connaissent-ils ?

Mais bientôt, La Bête et Le Fantôme ne sont plus seuls. Les crimes atroces se multiplient, d'abord en France, puis à travers l'Europe tout entière. La prédation à l'état brut. Une compétition dans l'horreur...

Pour tenter d'enrayer cette épidémie, et essayer de comprendre: une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.






MON AVIS


J'ai retrouvé avec plaisir le style si propre à l'auteur. Un mélange de réflexion psychopathologique, prenante et captivante faisant froid dans le dos, et emprunt en même temps de mysticisme.


Comme je l'ai dit, on suit une intrigue jalonnée de mysticisme démoniaque, d'horreur et de macabre. Un tableau que Maxime Chattam connaît bien, qu'il manie avec brio et talent. Il manie d'une main de maître les retournements de situation, les révélations, jouant avec nous et contre nous, et qui m'a rappelé pour plus d'une raison ce que j'avais tant aimé dans L'âme du Mal. Sans pour autant avoir une impression de déjà vu. Je dirais qu'il s'agit plutôt d'une impression de reconnaissance d'un mécanisme que l'on retrouve avec plaisir et qui fonctionne bien.

Si le mécanisme est familier, car propre à Maxime Chattam, il faut parler de l'intrigue en elle-même qui est juste Wahouuu ! Comment dire ? On suit les enquêteurs, les personnages principaux, les relations qui se nouent entre eux, on suit leurs états d'âme, le quotidien de ces gens qui vivent ce genre de situation, pas de manière quotidienne, mais qui sont confrontés à autant de violence régulièrement. On les suit tout en conservant une certaine pudeur qui nous permet de nous attacher à eux, de s'identifier et de les aimer.

On est loin de cette image de "super-cop" sans peur et tout en héroïsme habitués aux confrontations macabres, que l'on retrouve souvent. Coucou les séries américaines !


D'ailleurs Maxime Chattam ne leur refuse rien et leur font vivre beaucoup. Il ne ménage ni ses protagonistes ni ses lecteurs, n'hésitant pas à aller au bout de ses idées et de ses actes. Il n'y a pas de demies mesures. Ce qui renforce le réalisme de l'histoire.

Au fur et à mesure, l'intrigue s'épaissit, et à l'horreur de la gendarmerie et du lecteur, le mystère se compliquent, les meurtres prennent une nouvelle dimension.


Là où je l'ai également trouvé très bon, c'est qu'il mêle ce soupçon d'histoire avec un grand H qui vient parfaitement se fondre dans la trame policière et ancrant le roman dans le réel.

Il nous offre une fin qui se déroule vite mais en une apothéose époustouflante que je n'avais vraiment pas vu venir, mais dont en toute honnêteté m'a semblé logique, et qui m'a d'autant plus ravi par ses révélations.


Maxime Chattam possède un sens du détail et de la précision, "ce-je-ne-sais-quoi", un détail par-ci par-là, qui rend le livre tout de suite plus crédible.



Ex: Bouygues et les opérateurs de téléphonie mobile, je ne révèle rien de plus, à vous de découvrir ce petit détail qui tue ;)




Le  : Un thriller mystique qui révèle le talent de Maxime Chattam pour une intrigue entraînante et prenante

Le  : /



MA NOTE

 


Dans la même série
[Ludivine Vancker] La conjuration primitive
[Ludivine Vancker] La patience du diable
[Ludivine Vancker] L'appel du néant

dimanche 23 septembre 2018

[Les Chroniques de MacKayla Lane] Fièvre Fatale - Karen Marie Moning






A la merci de mes ennemis, je lutte pour survivre, c'est à dire, en l'occurrence, pour ne pas tomber sous le charme fatal de celui que je me suis juré de tuer... Mais je sens que je perds la bataille, que les frontières entre notre monde et celui des Faës sont en train de céder. Je sens que j'entame le combat le plus difficile de ma vie. Je ne laisserai pas tomber. Je sais que j'ai des alliés, et, plus important, la mémoire de ma sœur assassinée à défendre.
Saurais-je faire face à la vérité ?





MON AVIS

[Attention, spoilers possibles]

Si vous avez lu mon précédent avis sur le tome 3, vous serez que Karen Marie Moning nous a offert une fin complètement WTF ! Et elle ne demandait qu'une seule chose: de se jeter sur la suite. Autant dire que les tomes 4 et 5 n'ont pas fait long feu.

Un peu de temps s'est écoulé entre le moment où je l'ai lu le roman et cette chronique littéraire. Les éléments sont un peu flous dans ma scène. C'est pour cela que cet avis sera court. Mais une seule émotion persiste : une aventure passionnante et excitante en compagnie de Mac.

De la bombe.

Complètement addictif.

Les premiers chapitres m'ont offert tout ce dont je rêvais et même plus. La plongée dans la relation ambiguë entre Mac et Barrons était magique et intense. Tout ce qu'on pouvait imaginer. Leur duo s'intensifie et prend de l'ampleur.

De l'autre côté, le monde tel qu'on le connaissait s'effondre peu à peu. Et ce qui ressemble à un début d'Apocalypse s'abat sur l'ensemble du monde. Les enjeux grandissent. Il ne s'agit plus d'établir une vengeance personnelle mais d'endiguer une plaie mondiale.

Les relations entre personnages et les intrigues prennent encore un nouveau tournant : Karen Marie Moning ne cesse de me surprendre et de renouveler sa trame d'histoire. De nouveaux personnages entrent sur le devant de la scène, apportant un vent de fraîcheur sur l'ensemble du roman. Des touches d'humour s’émissent dans la lecture et ça fait du bien après toutes les tensions et péripéties qui s'enchaînent.

Un très bon quatrième roman ! Je ne me lasse clairement pas des aventures de Mac. Forte, passionnée et intelligente, c'est une belle héroïne qui évolue avec de plus en plus de confiance dans ce nouvel univers.


Le ↗ : Une auteur qui n'hésite pas à mener son lecteur à travers tout le spectre des émotions

Le  : /



MA NOTE



Dans la même série
[Les Chroniques de MacKayla Lane] - Fiève noire 
[Les Chroniques de MacKayla Lane] - Fièvre rouge
[Les Chroniques de MacKayla Lane] - Fièvre Faë
[Les Chroniques de MacKayla Lane] - Fièvre Fatale
[Les Chroniques de MacKayla Lane] - Fièvre d'ombres
[Les Chroniques de MacKayla Lane] - Barronfever (VO) (HS)
[Les Chroniques de Dani Mega O'Malley] - Iced
[Les Chroniques de Dani Mega O'Malley] - Burned
[Les Chroniques de Dani Mega O'Malley] - Fièvre née
[Les Chroniques de Dani Mega O'Malley] - Feversong (VO)

jeudi 20 septembre 2018

Confess - Colleen Hoover






Ce qu'il faut dire ? Ce qu'il faut taire ? Chacun de leur côté, Auburn et Owen charrient le poids d'un lourd passé. Elle, jeune femme fonçeuse, est bien décidée à saisir sa chance. Lui, artiste insaississable, tire ses tableaux de confidences des autres. Lorsque, par hasard, Auburn pénètre dans la galerie d'Owen et s'y fait embaucher, l'attirance est immédiate? Mais l'ombre des non-dits s'invite bientôt dans leurs rapports. Quant à une confession, elle les condamnerait sans doute à jamais...





MON AVIS

Colleen Hoover est l'une des auteure de romance contemporaine la plus mise en avant en ce moment. Quand j'ai pu mettre la main sur ce petit roman, je n'ai pas hésité et je me suis plongée dedans. Malheureusement l'effet Colleen Hoover n'a pas fonctionné sur moi

Commençons par le positif. Le roman est un véritable page-turner, je ne l'ai pas posé tant que je ne connaissais pas le fin mot de l'histoire. Je me suis demandée quel serait le retournement de situation qui ferait pencher la balance. Les personnages sont intéressants et je les ai bien aimé en tant qu'individu. Auburn est forte et se bat pour ce en quoi elle croit, et globalement ce qu'elle veut. Owen est légèrement désabusé mais essaie lui aussi de lutter contre des démons personnels. 

L'insertion des œuvres créées par Owen, réellement peintes par Danny O'Connor, sont insérées et distillées tout au long du roman, ce qui est un véritable plus. Surtout qu'elles sont très belles ! Ces œuvres sont fondées sur des confessions de personnes réelles de la vraie vie - oui oui oui - que Colleen Hoover a recueilli. C'est fort et très original. Certaines de ces confessions sont absolument horrifiante et d'autres très belles. Voilà pour le positif.

Maintenant, la paire Owen & Auburn ne m'a pas du tout convaincu. Le roman s'écrit à deux voix. On alterne entre le point de vu de Auburn et celui de Owen. Et bien sûr, très rapidement, ces deux là tombent amoureux. Alors oui, c'est une romance, mais on est dans une romance que j'ai trouvé classique, banale et un peu clichée. Il n'y a pas eu cette étincelle qui fait que l'on fond devant une belle histoire d'amour, bardée d'embauches, de conflits... Il y en a. Semés par une méchante belle-mère et un méchant beau-frère, mais aussi et surtout par les personnages eux-mêmes qui font des choix immatures.

Certaines réflexions m'ont parfois laissée songeuse... Donc une fille qui décide d'avoir une aventure d'un soir, comme ça pour le plaisir, parce qu'elle en a envie, serait donc une "fille facile" ou autrement dit une "pute" selon Auburn ? Et je n'ai toujours pas compris certaine phrase d'Owen demandant à Auburn de lui dire qu'elle ne le méritait pas. C'est sensé vouloir dire quoi ?

La fin arrive en catastrophe. On sauve les meubles pour clore l'histoire. Et le secret d'Owen n'est même pas traité ! Oui, les lecteurs le découvrent... mais pas Auburn... alors que cela aurait été intéressant de découvrir sa réaction.

En conclusion, Colleen Hoover a tellement été survendue que j'en attendais un coup de cœur qui fut pour moi une déception. On passe un bon moment mais sans plus. A lire à la plage ou pour un moment de détente, mais ne vous attendez pas à une claque.


Le  : Les illustrations des œuvres artistiques d'Owen insérées dans le roman

Le  : Les personnages et une romance qui m'ont finalement peu emballée



MA NOTE



dimanche 16 septembre 2018

Underground Railroad - Colson Whitehead






Cora, 16 ans, est une jeune esclave née sur une plantation de coton en Géorgie. Grâce à César, elle réussit à s'échapper. Leur première étape est la Caroline du Sud, dans une ville qui semble être le refuge idéal mais qui cache une terrible vérité. Il leur faut fuir à nouveau, d'autant plus que Ridgeway, le chasseur d'esclaves, est à leurs trousses.







MON AVIS

Underground Railroad, écrit par Colson Whitehead, a gagné le prix Pulitzer en 2016. On suit l'histoire de Cora, jeune esclave dans une plantation, qui, une fois donnée l'opportunité de s'enfuir, la saisit.

Bien plus que la "simple" histoire d'une jeune esclave, c'est l'histoire de l'Amérique esclavagiste, raciste et ségrégationniste que l'on découvre. Dans cette histoire, Cora représente les yeux du lecteur. Un lecteur qui appréhende de l'intérieur la vie d'un jeune esclave, d'un adolescent, d'un fugitif sans foyer. Plus encore, j'ai pu découvrir tout un pan des Etats-Unis que je ne connaissais pas: une injustice plus profonde que ce que je pouvais le penser, les expérimentations, l'esclavage déguisé et bien sûr le chemin de fer souterrain.

Le chemin de fer souterrain, ou the underground railroad en VO, est le protagoniste en arrière plan. Celui qui cristallise les fantasmes des personnages, façonne leur destin et peut parfois surprendre. Le chemin de fer souterrain est une réelle découverte. Je n'en avais jamais entendu parler avant et je suis très contente d'en savoir plus sur ce réseau développé sur une grande partie des Etats-Unis.

La fiction que délivre Colson Whitehead est bouleversante, poignante et prend aux tripes. Si les quelques longueurs ont pu ralentir ma lecture, j'ai pourtant beaucoup apprécié l'écriture facile. Chaque chapitre était pour moi une découverte.

Les personnages rencontrés et leur évolution, parfois violente, ne m'ont pas permis de m'attacher particulièrement à eux. Cependant, on ne peut empêcher son cœur de se serrer et son estomac de se tordre pour les sévices infligés et les horreurs imposées. Cora est tout d'abord une jeune fille courageuse et qui ne se laisse pas intimidée. Elle grandit quand elle s'embarque sur le chemin de la liberté. Au fil de ses rencontres, la jeune fille devient une jeune femme, apprend à faire confiance et à a se méfier, devient plus dur et prend les décisions qui la sauveront de son passé d'esclave. Sa couleur de peau ne lui fera pas baisser les bras.

L'intrigue est parfaitement ficelée et rien n'est épargné. Ni à Cora, ni à ses camarades, ni aux partisans. Ni au lecteur. Je dois dire que j'en ai parfois frémis d'horreur et souhaiter que ce qui semblait inéluctable ne se réalise pas.

En résumé, il s'agit d'un roman engagé. Bien que fictif, il oblige le lecteur à réfléchir et se poser les bonnes questions sur le passé de la toute puissante Amérique. Une histoire qu'on ne peut s'empêcher de mettre en parallèle avec l'actualité. On ne retrace qu'une partie de cette période, mais celle-ci est déjà bien assez brutale.

C'est un roman que je recommande, ne serait-ce que pour la portée historique et prendre pleinement conscience de que l'Homme est capable de faire.


Le  : L'histoire américaine est fascinante et ce roman est rempli d'émotions tout en remplissant son rôle instructif

Le  : J'aurais aimé éprouver plus de sentiments envers Cora à la fin, une syntaxe (liée à la traduction ?) parfois étrange



MA NOTE



mardi 11 septembre 2018

[Le puits des mémoires] Le Fils de la Lune & Les Terres de Cristal - Gabriel Katz


[le puits des mémoires] Le fils de la lune & les terres de cristal - Gabriel Katz

Fuyant le royaume d’Helion où leur tête est mise à prix, Nils, Karib et Olen s’embarquent pour Woltan, sur les traces de leur identité. Pourquoi ont-ils assassiné le plus puissant roi du monde ? Dans leur quête de la vérité, ils vont découvrir un royaume fascinant, colossal, aux frontières des terres barbares. Mais leurs poursuivants n’ont pas abandonné la traque…

Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand nord, où leur vie ne tient qu’à un fil.





MON AVIS

Etant très en retard sur mes avis de lecture, j'en profite pour faire d'une pierre d'un coup : 2 chroniques pour le prix d'une ! C'est avec un petit pincement au cœur que j'ai entamé ces 2 derniers romans. Le dernier chapitre avant de dire au revoir à ces personnages, leur destin et leur passé. Mais pas pour toujours ! Il parait qu'on retrouve certains personnages dans une saga annexe de Gabriel Katz ;)

Pour faire simple, j'ai adoré ces deux tomes. Le dernier tout particulièrement apporte la résolution presque parfaite de toute l'intrigue ? Pourquoi presque parfaite ? Parce que certaines questions restent en suspens et j'aurais vraiment aimé en savoir plus sur mes personnages favoris... mais ça, c'était peut être trop demandé ! 

Dans ces derniers tomes, l'intrigue se complexifie, s'assombrit pour mon plus grand plaisir. Gabriel Katz prend un malin plaisir à nous tromper et nous détromper et mène bien sa barque.  Et s'il y a des révélations dans le 2nd tome, le 3ème volet n'est pas en reste de surprises. 

Les personnages quant à eux évoluent beaucoup. Ils sont toujours sans aucun souvenirs, mais leurs personnalités restent bien présentes. Au fur et à mesure qu'on en découvre plus sur leur histoire (parce que oui on finira par savoir qui ils sont ! mais comme je chronique 2 livres, personne ne saura quand sont les grandes révélations *niark niark niark*) il est possible de comparer leur personnalité actuelle à leur vie passé. Les changements et les ressemblances. Et c'est purement jouissif, ou même passablement troublant.

C'est là qu'on se rend compte que ce trio est surprenant et parfaitement assorti.

L'univers est toujours aussi bon, bien construit et surprenant. Tout comme Nils, Karib et Olen on le parcourt et on découvre ses bons et ses mauvais côtés.

Je n'ai pas trouvé qu'il y avait de temps mort: l'action s’accélère, le temps est pris pour poser certaines bases puis les révélations nous sautent au visage. J'ai tout simplement adoré et dévoré ces 2 tomes d'une traite.

En bref: je recommande à tous les fans de fantasy !


Le  : Une romance historique toujours ponctuée d'actions et de rebonds

Le  : Toujours le manque de personnages féminins auxquelles j'aurais pu m'identifier




MA NOTE



Dans la même série
[Le puits des mémoires] La Traque
[Le puits des mémoires] Le Fils de la Lune
[Le puits des mémoires] Les Terres de Cristal

vendredi 7 septembre 2018

Wild Idea - Dan O'brien

Chronique et avis Wild Idea Dan O'Brien nature writing






Voici l'histoire de la Wild Idea Buffalo Company, l'entreprise familiale de Dan O'Brien consacrée à l'élevage et la prodution du bison dans le respect de l'éthique indienne. Le récit d'une lutte héroïque et folle pour la restauration d'un patrimoine écologique inestimable, par l'un des plus grands auteurs de nature writing.







MON AVIS

Je ne peux dire si je vais arriver à être précise dans cette chronique de livre. Wild Idea n'est clairement pas le genre de roman que j'ai l'habitude de lire. Il s'agit également de mon premier roman de Nature Writing, par un des plus grands auteurs du genre et que j'ai découvert en achetant ce livre.

A mi-chemin entre roman contemporain et autobiographie le roman de de Dan O'Brien a su me transporter et me convaincre dans sa démarche qui peut paraître folle au premier abord.

On suit dans ce livre, Dan O'Brien, professeur, auteur et preneur de petits boulots qui conçoit l'idée insensée de créer un élevage de bisons qui serait respectueuse: élevés à l'air libre, nourrit à l'herbe des prairies, puis abattus dans ces mêmes plaines. Tuer à l'endroit même où ils ont grandi, dans le calme, et le respect, et non dans de grands abattoirs industriels et froids qui horrifient les bêtes.

"Maintenant prenez cet humble légume. Il a été cultivé à dix kilomètres d'ici. Pas de pesticides ni d'herbicides à nettoyer. Pas d'eau volée à un poisson en danger. (...) C'est un rutabaga qui arrive sans aucune dette. Il est seulement ce qu'il paraît: un simple rutabaga. Sans frais médicaux en prime. Aucun animal, plante ni microbe n'a été maltraité durant sa production. Le monde n'a pas changé parce qu'il a poussé." p.100

Sur plusieurs années, la création, les doutes, l'expansion et les événements familiaux rythment le roman. Dan est la pierre angulaire de l'histoire, mais sa famille et ses amis sont aussi bien présents et influent fortement sur la poursuite de ce projet. Sans eux, son rêve n'aurait pas été possible.

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que l'on découvre à la fois les problématiques dans le montage d'un projet écologique, sain et durable, mais surtout la création de son entreprise. Il y a ces deux thèmes que le lecteur retrouve bien. L'aventure de Dan se fait au gré des rencontres, des idées et des opportunités qui se présentent à lui. Parfois créer de toute pièce, parfois venant frapper à sa porte prêtes à être saisies.

D'un autre côté, l'écosystème fragile des grandes plaines américaines nous donne de grandes envies de paysages, de liberté et de Far Ouest. J'ai souvent eu l'impression de voyager à dos de cheval avec Dan O'Brien. La notion de nature, propre au Nature Writing, n'est donc pas en reste. Dan O'Brien s'engage et la défend. Il écrit son roman comme un argumentaire en sa faveur: l'écosystème est fragile. Ce sont les hommes qui le détruisent, mais aujourd'hui, seuls les hommes pourront le sauver.

Mon seul point négatif est la chronologie nébuleuse de l'histoire. Autobiographique, l'auteur écrit au fil de ses pensées et des souvenirs qui lui reviennent en mémoire. Au fil de ses mots, son histoire prend vie. Seulement, je me suis perdue dans ses flash-backs, les divagations de sa jeunesse et parfois les incartades dans le futur. Une chronologie de sa vie et de celle de son projet aurait pu être ajouté au début ou à la fin du roman. Car du coup, je ne sais pas quand exactement ce termine ce roman et à quel point son entreprise a pu évoluer aujourd'hui.

Je n'entrerai pas dans les débats "politiques" sur le bien-fondé de l'entreprise: élevage, abattage, commercialisation, mais plutôt sur la création, la mise en place et la volonté honnête de créer une tel projet.

Pour les addicts du Nature Writing: allez-y ! Foncez ! Ce roman est une véritable ode à la nature et à un mode de vie plus équilibrée qui vous fera voyager son bouger de son canapé.


Le  : L'épopée réelle de la création d'un élevage de bisons sain et durable dans une l'Amérique des grandes plaines

Le : Un peu perdue avec les nombreux allers-retours dans le temps



MA NOTE

4/5

En attendant, la lecture de ce livre me permet de valider mon New Year Book Challenge (récap ici) du mois de Mars ! ;)


BONUS 1
L'entreprise de la Wild Idea Company est bel et bien réelle. Je vous invite à découvrir leur site ici: à la découverte des bisons, des grandes plaines américaines et d'une idée pas si folle que ça ;)

BONUS 2
Cette histoire m'a rappelé l'expérience menée dans le parc de Yellowstone avec la réintégration du loup américain sur ce territoire et comment il a changé cet écosystème fragile en permettant la réinsertion d'espèces depuis longtemps disparues à cause du déséquilibre entre proies et prédateurs