mercredi 20 septembre 2017

[Les Portes du Secret] Le Poison Ecarlate - Maria V. Snyder






Dans les geôles d’Ixia, Elena attend son exécution. Mais, au dernier moment, le fascinant Valek, puissant dignitaire secrètement amoureux d’elle, lui propose un étrange marché : si elle entre à son service, elle aura la vie sauve. Néanmoins, qu’elle ne songe pas à s’enfuir — car pour être certain de la retenir près de lui, Valek lui fera avaler une dose mortelle du poison écarlate, dont il est seul à connaître la formule et surtout l’antidote…






C’est la deuxième fois que je lis ce livre et honnêtement … Wahouuu ! J’adore ! Pour moi la saga de Maria V. Snyder est une révélation, et d'autant plus le premier tome qui est simplement entraînant, fascinant, magique et plein d'aventures. J’ai franchement adoré ce roman, ces personnages et son histoire !

Tout d'abord la couverture est juste canon, qu'en pensez-vous ? C'est mystérieux, coloré et envoûtant. Une très belle couverture qui met l'eau à la bouche et donne envie ;)

Ensuite, on pourrait s’attendre à un roman un peu fleur bleue et stéréotypée, mais en fait pas du tout. Même si en fin de compte, il y a quand même une histoire d’amour à la clé.

Elena est loin du stéréotype. Très loin de la fille douce et innocente, incapable d’alignée deux mots devant son prétendant (coucou Bella et autre héroïne un peu mièvre), Elena est intelligente, dégourdie et à la fois douce et perdue dans cette nouvelle vie qui l’attend. C’est une héroïne comme je les aime. Elle doute et finit par prendre des décisions. Et ne passe pas des siècles à tergiverser pendant des siècles pour revenir sur sa décision.

Tout comme Valek. Ah Valek ! Quel homme charmant et impitoyable. Le parfait homme de roman que tout lecteur (ou peut-être seulement lectrice) adore et fantasme. Et je ne parle pas de Ari et Janco.

Maria V. Snyder dresse les portraits de personnages forts, intéressants, charismatiques et pour qui l’on a envie de suivre leur histoire.

Quant à l’histoire… L’histoire est bien menée. Elle est complète et riche. L’écriture simple et fluide de l’auteure nous entraîne et nous plonge dans cette histoire d’un seul coup. On se laisse emporter dans les déboires d’Elena, ses peurs, ses doutes et ses moments de joie. Maria V. Snyder mêle à son roman intrigues politiques et histoire d’amour/amitié d’une main de maître. Chaque fait, chaque événement sont liés les uns aux autres et nous emmènent dans un tourbillon d’aventures.

C’est un roman que je recommande vivement ! La suite nous promet de nouveaux rebondissements, de nouvelles révélations sur Elena et ses origines.

Merci à Alice, du blog Unpetitcoinpourlire pour cette magnifique découverte


Le +: Les personnages, l'intrigue, la mythologie mise en place : tout
Le - : /


MA NOTE



Du même univers:
[Les Portes du Secret]
Le Poison Ecarlate, Tome 1
Le Souffle d'Emeraude, Tome 2
Les Secrets d'Opale, Tome 3
Assassin Study, HS 1
Power Study, HS 2
Ice Study, HS 3

[Soulfinders]
Shadow Hunters, Tome 1

dimanche 17 septembre 2017

Treize Raisons - Jay Asher





Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu'elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D'abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l'oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer...







Ce que j'ai "apprécié" dans cette lecture, c'est la notion du harcèlement moral et scolaire dont on ne parle pas assez et des conséquences réelles (par opposition au fait qu'on pense que cela ne peut jamais nous arriver, dans notre entourage ou que cela ne se passe que dans les fictions). Il s'agit également d'une thématique forte et poignante qui touche tout à chacun. Harcèlement scolaire, suicide, slut shaming comportement grégaire passif et passivité dans son ensemble, le pire du comportement jeunesse y passe dans ce roman. Jay Asher invite son lectorat à réfléchir et à prendre du recul sur son comportement de la vie de tous les jours, de ce qu'on ne voit pas ou ne veut pas voir, des détails que l'on juge insignifiant et de prendre conscience des possibles conséquences.

C'est un roman qui a fait grand bruit sur la toile, les réseaux sociaux et bien sur avec l'adaptation en série, il était difficile de passer à côté. J'en avais plutôt de grands espoirs, notamment au vu des critiques très positives à ce sujet.

Deux choses m'ont tout d'abord interpellée: la construction du roman et les points de vue de la narration, deux éléments étroitement liés. La construction tout d'abord, une cassette par raison, une cassette par personne "responsable". Chaque cassette est l'occasion pour Clay, notre narrateur, qui découvre les cassettes d'Hannah au fur et à mesure comme le lecteur, d'y associer une histoire mais plus particulièrement un souvenir. Ainsi, on jongle entre deux points de vu: celui de Hannah qui déroule son histoire et celui de Clay, comme une voie off à celle d'Hannah et qui nous délivre sa vérité. On suit ainsi le cheminement qui a mené Hannah à commettre son geste irréparable. Et tout comme Clay, l'impatience grandit de découvrir pourquoi il fait parti de cette liste maudite.

A la découverte de cette dernière raison, je dois dire que je ne suis vraiment pas satisfaite. Il n'y a clairement pas de prise de risque de la part de l'auteur concernant le personnage de Clay en l'occurrence. Mais c'est aussi un reproche que je peux faire sur une grande partie des personnages que j'ai trouvé manichéens. C'est finalement assez lisse et Jay Asher ne nous donne pas l'occasion de voir un repentir ou une remise en question directement dans le roman. Ce que je trouve dommageable.

Le deuxième gros point négatif, si ce n'est le plus important, est pour moi le manque d'implications et de conséquences de toute cette histoire. Où est la prise de responsabilité ? Les retombées ? Les conséquences ? Les punitions (le cas échéant) ?

Si les lignes sont parfois un peu floues dans certains cas, il y en a où cela n'est clairement pas le cas. On peut donc agir en toute impunité ? Cela aurait du être traiter, ou au moins en partie. De même, la responsabilité de Hannah n'est pas réellement mise en cause non plus, elle qui rejette une partie de son suicide sur les autres.

Toute cette réflexion est à mon sens la plus intéressante mais n'est pas abordée ou pas assez. Et c'est dommage. D'où la déception de cette lecture ? Que nous apprend-on finalement ? Oui, le harcèlement moral et scolaire (harcèlement que j'ai trouvé parfois léger) existe, fait connaître l'enfer à des élèves, des enfants innocents, parfois par l'agressivité de leur entourage, parfois par leur passivité, mais il n'y a donc pas de retombées ? Pas de conséquences ? Juste un message d'espoir et de pardon (que je ne reproche pas du tout au contraire, mais un peu léger dans cette configuration) et une mise en garde contre notre comportement quotidien.

Alors oui bien sur, c'est un roman jeunesse qui reste poignant, dur et touchant mais je trouve cela dommage que dans ce type de roman jeunesse justement, il n'y ait pas eu plus de détails portés sur certaines notions, comme le remord, la remise en question, la culpabilité, les conséquences, tout aussi importantes.

Après cette lecture mitigée, je sais que je ne regarderai pas la série, bien que certains points négatifs traités dans cette chroniques aient été "résolus". Je ne suis même pas sûre de regarder la saison prochaine qui a été annoncée dernièrement.


Le + : La visibilité de thématique et d'une cause importantes et violentes qu'est le harcèlement moral et scolaire, la manière originale de traiter le sujet.
Le - : La finalité du roman et la "morale" de l'histoire


MA NOTE

A un fil - Rainbow Rowell





Le mariage de Georgie bat de l’aile, et ça ne date pas d’hier. Pourtant, son mari et elle n’ont pas cessé de s’aimer. Deux jours avant d’aller fêter Noël dans la famille de Neal, sa femme lui annonce qu’elle ne sera pas de la partie. Scénariste pour la télévision, elle doit impérativement rester à Los Angeles pour se consacrer enfin à sa série. Lorsque son mari décide de partir dans le Nebraska seul avec les enfants, Georgie croit avoir tout fichu en l’air… jusqu’au moment où elle découvre un moyen de communiquer avec Neal dans le passé. Ce vieux téléphone jaune à cadran rotatif lui fait faire un bond de quinze ans en arrière ; c’est peut-être l’occasion rêvée pour remettre son couple d’aplomb.





Je me suis lancée dans ce roman alors que j'étais en vacances aux Etats-Unis. Après avoir lu un roman lourd et oppressant, un peu de légèreté s'imposait lors de ces vacances. Aussitôt pensé, aussitôt choisi !

Margaud de la chaîne La-liseuse en avait parlé dans une chronique, notamment suite à sa rencontre avec l'auteure Rainbow Rowell, et la 4ème de couverture m'avait beaucoup plu. C'était une histoire, avec son côté un peu fleur bleue, qui pouvait me plaire. 

Je dois dire que le cadre et le contexte sont plutôt intéressants et intrigants. Un téléphone permettant de passer des appels dans le passé. Mais pas à n'importe qui dans le passé. Son mari, plus jeune, avant même qu'il ne soit le mari de Georgie McCool. Et si toute leur relation pouvait changer grâce à ce vieux téléphone jaune ?

Rainbow Rowell maîtrise complètement la forme du dialogue entre ses personnages puisque une grande partie du roman ne repose et n'avance que sur les conversations des différentes protagonistes, que ce soit à travers un téléphone magique, un téléphone normal ou le face à face. Les non-dits dans ces conversations sont également tout aussi importants, voire même plus puissants que ce qui est dit à haute voix. C'est un format de roman qui change du type que l'on peut rencontrer dans les romances littéraires.

Cependant, les dialogues entre le Neal du passé et la Georgie actuelle m'ont parfois dérangée et souvent exaspérée. Le lecteur se retrouve avec des discours grandiloquents, quelques fois fades, voire niaiseux à base de "je t'aime, moi non plus, marions nous, mais non on ne peut pas" qui loin de faire efficacement avancer l'intrigue, m'ont donné l'impression de patauger dans la semoule. Il manquait de fond à ces lamentations amoureuses. 

Le point positif, malgré cela, c'est que l'on peut voir la relation de Georgie et de Neal sous différents angles: les flash-backs nous en apprennent plus sur leur relation amoureuse de leur jeunesse, nous apprécions leur vie amoureuse actuelle par le regard de Georgie, tout cela mis en perspective par le rapport qui se crée au travers du téléphone jaune entre Georgie et Neal. C'est ainsi que j'ai pu réellement les apprécier, eux, leur famille et l'histoire d'amour qui s'était ainsi créée entre eux, et comment je suis presque tombée amoureuse de Neal, la force tranquille du roman. C'est une jolie histoire d'amour avec une petite touche magique.

Les personnages m'ont plus mais sans plus. Georgie est une femme carriériste, un peu clichée, qui en a presque oublié sa vie de famille. Cet aspect ne m'a pas trop dérangé car il est présenté de manière crédible de la femme/mère qui travaille et qui est passionnée par son métier et se reposant par le même coup sur son mari. Je dois avouer que le fait qu'elle ne puisse joindre son mari et qu'elle ne fasse pas plus d'effort de ce côté là m'a aussi grandement agacée. Que ce soit elle ou Neal ! Même s'il s'agit du fil conducteur de l'histoire... Le développement des personnages comme sa sœur, son associé voire sa mère ou son nouveau mari aurait pu être un plus bienvenu également.

Enfin, à mon sens, il s'agit d'une fin très et trop rapide que j'ai vu venir dès la 10ème page du roman je pense. Une fin qui laisse sur sa faim également, car il n'y a pas de réel dénouement, comme il n'y avait pas eu de réels rebondissements auxquels il était impossible de s'attendre. Finalement, rien n'est résolu. Les protagonistes n'ont pas vraiment évolué ou avancé depuis les premières pages du roman. C'est ce qu'il m'a manqué pour être réellement conquise par ce roman: une fin originale, une prise de position marquée.

Il s'agit quand même d'un roman bien sympathique, avec lequel j'ai passé un moment de détente. Malgré les petits bémols dont je viens de vous faire part, il n'en reste pas moins que je l'ai lu très rapidement avec un petit côté addict, dû notamment à la jolie plume de Rainbow Rowell que je viens de découvrir.
Je me ferai donc un plaisir de découvrir d'autres de ses romans, comme Eleanor & Parks ou FanGirl qui ont fait  un peu plus l'unanimité.


Le + : Une jolie romance addictive, une intrigue de départ attractive
Le - : Un manque de fond pour le développement cohérent des personnages, une fin en suspens


MA NOTE

mardi 13 juin 2017

Dracula - Bram Stocker





Un jeune notaire anglais, Jonathan Harker, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouvel occupant d'une propriété londonienne. L'homme qu'il découvre est une créature démoniaque, un mort-vivant qui boit le sang de ses victimes... Jonathan échappera-t-il au vampire ? Et quel sort attend Mina, sa douce fiancée ? Récit fantastique où l'étrange se mêle au réel, la célèbre fiction de Bram Stoker interroge et bouleverse les certitudes des personnages... et du lecteur !






J'ai toujours eu envie de lire et de découvrir la littérature classique sans jamais vraiment oser me lancer. C'est chose faite maintenant avec un petit roman dont l'univers est bien connu: Dracula de Bram Stoker.

Je crois que je m'attendais à tout, sauf à ce que j'ai lu. Découvrir Dracula sous la plume de Bram Stoker a été un moment particulier. On a tous une idée de ce qu'est un vampire aujourd'hui: la littérature fantastique nous offre toute une panoplie de "modèle" vampirique. Mais rien ne vaut le retour aux origines du Vampire, pour s'en faire une véritable idée. Mes croyances concernant Dracula en ont même été bouleversées puisque ce que je pensais être vrai ne l'était pas, même concernant le lieu où l'histoire se déroule.

L'histoire en elle-même est complexe, et différentes voix s'imbriquent pour créer un recueil de témoignages formant le roman de Dracula. Il s'y mêle épistolaire, carnet de voyage, coupure de presse, témoignages, journal intime... Le recueil se lit donc comme une histoire vraie, un journal intime des différents protagonistes qui vont prendre part à la découverte et à la traque du plus fameux des vampires a.k.a Le Comte Dracula. J'ai trouvé ce procédé très ingénieux et encore peu commun. Tout s'imbrique ou ne s'imbrique pas, et tout au long du roman, mon cerveau s'est obstiné à remettre les pièces du puzzle ensemble, à la manière d'un polar. Le lecteur est  ainsi plongé en pleine enquête à la poursuite du fléau qui s'abat sur la petite communauté.

On est ainsi confronté à ce que l'on sait et ce que l'on croit savoir du mythe du vampire. J'ai été finalement surprise par les lieux et par certains des personnages mis en lumière dans ce roman. De plus, on connaît déjà les symptômes, certains des éléments les plus évidents du vampirisme, ainsi que les signes avant coureur et on a hâte que les protagonistes assemblent ces fameuses pièces du puzzle laissées ici et là par Bram Stoker.

Le style d'écriture est donc un style de vieux romans, auquel il faut parfois s'accrocher pour enchaîner les chapitres et poursuivre sa lecture. Pour ma part, je devais être concentrée pour comprendre les différentes informations données par l'auteur et comprendre comme celles-ci venaient étayer son propos. Le style un peu grandiloquente et la syntaxe lourde plombaient légèrement la fluidité de lecture. Des personnages un niais et très sentimentaux, s'attardant sur l'amour qu'ils ressentaient à presque toutes les pages venaient compléter ce tableau. 

L'autre point qui m'a dérangé, mais toujours lié à l'époque d'écriture du roman, est la vision ancienne de la femme et de son rôle dans la société, bien qu'il y ait eu à plusieurs reprises quelques prises de position que je décrirais comme féministes.

Quant aux personnages, si je les ai trouvés intéressants et bien menés tout au long du roman (chacun tant fidèles à eux-même, avec des actions et des réactions correspondant à leur caractère), je n'ai pas réussi à m'attacher à eux.

Il n'empêche qu'en le lisant, j'ai clairement compris pour quoi Dracula était resté aussi profondément ancré dans l'esprits collectifs et comment il avait pu marquer son temps. Les codes du Fantastique actuel sont clairement repris (ou plutôt créés ici): une demoiselle en détresse, un fléau qui s'abat sur les hommes, un monstre démoniaque à abattre... une ambiance glauque et obscure, du suspense, de l'angoisse et la nuit qui empreigne fortement tout le roman.

Une lecture finalement difficile, dû aux longueurs du roman et un manque d'action évident. Un manque d'action qui se fait d'autant plus ressentir avec une fin que j'ai jugé bâclée et trop rapide après toutes les longueurs et l'évidence de quelques indices disséminés tout au long du roman, dont les protagonistes sont tout à fait au courant

Ce roman a du avoir de fortes retombées à l'époque quand le mythe du vampire n'était pas aussi ancré dans les mœurs. L'effet a du être retentissant pour celui qui le lisait et ne savait pas du tout quel était le sujet mystique de ce roman. Je reste néanmoins contente d'avoir pu découvrir le "vrai" Dracula et non pas les versions édulcorées et romancées contemporaines.


Le + : Un retour aux origines du Vampire et à son mythe, le format épistolaire
Le - : La lourdeur et les longueurs, des personnages peu attachants


MA NOTE


mardi 6 juin 2017

[Les Outrepasseurs] Les Héritiers - Cindy Van Wilder



- Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous. 
- Nous ? 
- Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la Marque. Regarde tous ces jeunes gens. Voilà ta seule famille, à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le ton de sa voix). Nos adversaires ne s'arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux. » Peter, un adolescent sans histoires, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l'attaque le visait personnellement et qu'elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d'un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d'une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout. 



MON AVIS
Ce roman, publié depuis 2014, a eu, à sa sortie, un réel succès et, je m'en souviens encore, a beaucoup fait parler de lui. Je n'ai jamais eu l'occasion de l'acheter ou de le lire. Il a d'ailleurs traîner dans ma PAL un an avant que je le sorte, bien décidée à le lire et à le finir rapidement afin de m'en faire une idée rapide.

Bien m'en pris, car j'ai aimé cette histoire et l'univers fantastique mis en place par l'auteure. J'y suis entrée sans aucune attente, aucun espoir, ne relisant même pas le synopsis proposé par l'éditeur: à l'aveuglette totale dirais-je. Et c'est un monde mystérieux qui ne finira pas de me surprendre. Moi ou les protagonistes qui ne sont jamais au bout de leur surprise.

La 4ème de couverture nous promet de nous faire entrer dans l'univers peu connu (mais qui se développe bien ses dernières années) et parfois violent des fés. Le parti pris de Cindy van Wilder de ne frôler que quelques aspects de ce peuple est bienvenu et laisse monter le suspens. Suspens qui je l'espère trouvera des réponses dans mes prochaines lectures :) La trame est bien construite et mis en place avec minutie et réflexion.

J'ai apprécié le personnage de Peter, présenté comme le personnage principal, ainsi que quelques autres personnages secondaires dont il est fait mention ponctuellement dans le roman. Sa prise de décision, son envie mais également les doutes et les questionnements qui l'ont assaillis tout au long de ce périple étaient les miens également. J'en attends beaucoup de la part des prochains romans pour en apprendre plus sur Arnaud. Qui est Arnaud me direz-vous ? Lisez-le et vous le découvrirez rapidement ;)

Mon plus gros bémol provient certainement du fait que j'ai eu l'impression de lire une grosse groSSE GROSSE introduction de la suite à venir plutôt que l'histoire en tant que telles. Les bases sont posées et bien fixées dans le terreau imaginaires. Mais les flash-backs omniprésents, représentants même plus de la moitié du roman, ralentissent un peu trop l'histoire à mon goût et m'ont empêchée de vraiment m'attacher à Peter par exemple. J'aurais volontiers accueilli une action dans le présent. Si je ne me suis pas réellement ennuyée, je n'ai pas non plus été transportée.

Par contre, l'écriture stylistique est fluide et fraîche. Cindy van Wilder maîtrise sa plume d'une main de maître, et on se laisse mener.

C'est un roman prometteur, offrant une bonne base pour la suite des aventures de Peter et qui je l'espère m'emportera beaucoup plus. Je lirai à coup sûr le tome 2.



Le + : Le monde mis en place
Le - : Les flash-back un peu longs ralentissant le rythme de lecture


MA NOTE



Dans l'univers des Outrepasseurs:
Tome 1: Les Héritiers
Tome 2: La Reine des Neiges
Tome 3: Le Libérateur
Tome 4: Ferenusia